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Côté pratique
Côté pratique, avec une structure de moto, et qui plus est de roadster, tout quidam est en droit de penser que la Mana 850 ne fera pas mieux que n’importe quelle autre concurrente. Seulement les ingénieurs italiens se sont creusés les méninges, pour finalement aller rechercher une innovation déjà éprouvée par BMW et sa Scarver. Le réservoir de la Mana est factice, c’est en fait un coffre de taille suffisante pour accueillir un petit casque intégral ou un jet et quelques accessoires. Une trouvaille très pratique qui tombe à point nommé sur un véhicule qui, grâce à sa transmission automatique, pourrait bien se retrouver fréquemment en ville. Aprilia pousse l’élégance jusqu’a doter ce coffre d’une ouverture électronique commandée par une gâchette située sous l’index gauche. Le réservoir se retrouve alors sous la selle passager qui bascule après un déverrouillage par clé. Autre intention de la Mana, un frein à main permettant de stationner la moto n’importe où, sans risque, sur son unique béquille latérale. L’instrumentation est aussi très complète avec un ordinateur de bord qui propose entre autre, une horloge, les consommations instantanées et moyennes, la vitesse maximum, deux trips journaliers et un menu pour paramétrer quelques fonctions… En revanche, la Mana ne dispose pas de jauge à essence, mais juste d’un témoin de réserve qui, à son déclenchement, remet le trip à zéro. La vigilance est donc de mise avec une autonomie d’environ 200 km. Pour le reste, en bon roadster, elle n’offre aucune protection. Le conducteur devra s’accrocher à son guidon, avec des commandes un peu plastique d’ailleurs. Néanmoins la finition générale de la moto est soignée.
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