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Sur la route
Au guidon de la Mana, deux constats s’imposent rapidement. Le premier est évident, il manque un levier à gauche. C’est l’embrayage qui a disparu. Le second intervient juste après : l’embrayage à disparu, certes, mais c’est un grand bonheur. Qui aurait imaginé dire ça un jour au guidon d’une moto ? La transmission CVT (Transmission à Variation Continue) à 7 rapports fait des merveilles. Je viens de quitter le parc presse d’Aprillia et un beau bouchon s’annonce. Chouette (ça aussi je ne pensais pas le dire un jour), je vais pouvoir tester le système automatique. Et là, oh miracle, plus de point de patinage à trouver toutes les 5 secondes pour avancer mètre par mètre entre les voitures. La Mana s’occupe de tout comme sur un scooter. Subitement, circuler en ville à moto devient un vrai bonheur. D’autant plus que des palettes situées sous votre pouce et votre index gauche vous permettent, comme avec le sélecteur au pied conservé pour les motards, de passer les rapports ou bien de rétrograder à chaque instant. Et ce, dans une souplesse remarquable, sans le moindre à coup et sans même avoir à couper les gaz. Voilà qui fait véritablement la différence avec un scooter. Néanmoins, Aprilia pousse le concept encore plus loin. La Mana 850 propose quatre modes de fonctionnement pour sa transmission, accessibles en une pression avec le pouce droit. Trois modes sont des tout automatique avec toujours la possibilité de rétrograder pour se servir du frein moteur. C’est d’ailleurs sur ce seul point que le système est perfectible. Pour ralentir la moto, mieux vaut compter sur ses excellents disqaues car, comme toute boite auto, elle n’offre que trop peu de frein moteur. Le mode Touring est finalement le plus homogène et le plus agréable dans tous les types de trafics. Un mode Rain diminue la disponibilité du couple pour rouler en sécurité sur chaussée mouillée. La Mana se montre alors d’une douceur absolue. Le mode Sport, qui pousse le régime moteur à son maximum sur tous les rapports, s’avère le moins convaincant. On lui préfèrera le quatrième mode nommé « Sport Gear », qui correspond au mode totalement manuel, où le conducteur est plus impliqué dans la conduite et choisi le moment opportun pour sélectionner l’un des 7 rapports mis à sa disposition. L’avantage d’une telle transmission, c’est que vous êtes toujours sur le bon rapport. Un coup de gaz et la boite s’occupe de tout. La réponse est immédiate. Ajoutez à cela une partie cycle très rigoureuse capable de suivre des rythmes soutenus, un confort très honorable hormis l’absence totale de protection, et un freinage sans faille et vous obtenez une moto très bien née.
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