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Aspects pratiques
Dès le premier coup d’œil, le look dépouillé du Giggle ne laisse guère présager d’impressionnantes qualités pratiques. Il faut avouer qu’avec une absence de saute-vent sur le guidon et un carénage réduit à son plus simple apparat, sa protection aérodynamique ne risque pas de faire de l’ombre aux pullmans de la catégorie. Reste qu’au regard des performances de l’engin, de tels défauts ne sont finalement pas bien graves. Le look y gagne et le vent ne fera qu’augmenter la sensation de vitesse au guidon. La véritable surprise vient en revanche du coffre de selle. Vous fier à la hauteur du carénage arrière pour estimer le volume de ce dernier serait en effet une grosse erreur. Vous disposez certes de 33 litres mais l’espace proposé est tout en largeur. L’implantation du moteur et de sa boite à air reste relativement haute et ne permet par conséquent pas d’offrir plus de profondeur. Il aurait fallu, pour y arriver, augmenter la hauteur des flancs ce qui n’aurait pas permis de conserver les proportions si attachantes du Giggle. Les plus petits casques Jet de la production rentreront donc au chausse-pied. Il y a cependant largement la place pour des serviettes de plage ou une sacoche d’ordinateur, selon vos humeurs… Autre regret, l’ouverture de la selle se fait par une serrure indépendante, alors qu’une commande depuis le Niemann aurait été préférable. Pour le reste le Giggle ne se défend pas si mal. Le tablier bien droit et le plancher quasiment plat permettent, si besoin, de charger quelques bagages encombrants. Et puis il est toujours possible de lui rajouter un porte-bagage. Les commandes, elles aussi réduites à l’essentiel, sont agrémentées de couleurs et munies d’une jauge à essence, bien pratique. La mise en route s’effectue par l’intermédiaire d’un démarreur électrique mais un kick reste disponible en cas de problème. Bien vu ! Dernier grief, le Giggle fait l’impasse sur la béquille latérale. Il ne dispose que d’une béquille centrale.
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