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Sur la route
Avec 32 kg de plus qu’un T-max, le GP 800 n’a rien d’une ballerine. Les 235 kg de l’engin demandent, en effet, quelques centaines de mètres pour prendre ses marques. Passé ce cap, le Gilera se fraie aisément un chemin dans le trafic. A condition de ne pas avoir la main lourde, il sait se montrer très docile. La puissance se maîtrise facilement et reste un atout pour se tirer de mauvaises situations. Sa hauteur de selle de 790 mm ne serait pas un problème s’il n’était pas si large… Les moins d’1m75 auront ainsi du mal à poser les pieds à plat et à manœuvrer le scooter, à l’arrêt. La bulle réglable et le carénage offrent en revanche une très bonne protection. Les jambes trouvent facilement leur place dans la position la plus étendu, et les reins viennent rapidement se caler sur le dosseret, très efficace, de la confortable selle biplace. En bref, la position de conduite est parfaite. Il ne reste plus qu’a ce concentrer sur la conduite et exploiter la puissance moteur. Sur les grands espaces, le GP 800 est olympien. Les longues distances sont avalées sans fatigue. L’empattement très long lui confère une belle stabilité et le cadre en acier tubulaire qui enserre le moteur avec le variateur intégré libère totalement le bras oscillant arrière en alu, pour un meilleur amortissement. Résultat la tenue de route est excellente, même sur route bosselée. Le GP 800 demande cependant un poil plus d’effort pour se mettre sur l’angle que le T-max. Légèrement moins agile, le GP sera plus GT quand le Yamaha jouera la carte de la sportivité. En contrepartie, le Gilera distille un confort sans égal. Côté freinage, le double disque avant de 300 mm de diamètre offre une mordant à stopper un 747 ! En revanche, si le simple disque arrière permet d’asseoir le scooter sur la route, pour un meilleur appui, il se montre peu progressif et arrive vite au blocage. Une version ABS arrive prochainement.
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