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Sur la route
Premier constat, rouler sur un Solex est aujourd’hui (re)devenu très tendance. Pour preuves les regards étonnés souvent accompagnés de questions, des passants croisés lors de notre boucle parisienne : « C’est un Solex ? », « Il est électrique ? », « Ça marche bien ? ». Eh bien oui, il est électrique et il marche plutôt bien. Certes, comme le modèle original, ce n’est pas un foudre de guerre avec seulement 35 km/h en vitesse de pointe, mais son moteur électrique est relativement vif grâce à une puissance maximale disponible immédiatement (ce qui n’est pas le cas avec un moteur thermique). Il en résulte des accélérations linéaires et, qui plus est, dans un silence fort appréciable. En effet, hormis quelques vibrations au démarrage, l’e-Solex ne fait quasiment aucun bruit une fois lancé ! Sa maniabilité se situe, elle, clairement entre un vélo, grâce à son poids contenu de 40 kg, et un scooter. Néanmoins, il vaut mieux éviter de tenir le guidon d’une seule main, car la roue avant a parfois tendance à prendre des décisions sans nous demander notre avis. Rien de bien méchant, mais tout de même assez pour nous inciter à garder les deux mains sur le guidon… Pour ne rien vous cacher les côtes à très fort pourcentage, comme celles par exemple de la butte Montmartre ne sont pas faites pour votre monture. L’e-Solex acceptera en revanche volontiers toute autre dénivellation un peu moins prononcée, non sans réduire au passage sa vitesse de croisière. Les plus pressés auront alors la possibilité de pédaler comme sur les Solex d’antan. Une façon de soulager un peu le moteur et de gagner, dans ce cas précis, quelques km/h. Reste évidemment à s’arrêter, ce que l’e-Solex réussit sans mal grâce à la présence de freins à disque mécaniques, à l’avant et à l’arrière. Enfin, côté autonomie, le compteur situé au guidon indique, outre la vitesse, le degré de recharge de la batterie. Bien pratique pour éviter de tomber en rade ! Reste qu’avec environ 50 km d’autonomie en mode eco et 35 km en mode normal, l’e-Solex a largement de quoi vous contenter en ville, son véritable terrain de prédilection.
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