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Aspects pratiques
Evidemment, avec ce genre de moto, il faut savoir faire des concessions. Ainsi, la B-King sacrifie tout l’aspect pratique sur l’autel du design. Cette moto s’adresse en effet aux passionnés, à ceux prêts à tout laisser sur le bord de la route pour la chevaucher, ne serait-ce qu’un instant. Tout, c'est-à-dire, l’antivol, parce qu’il n’y a pas de rangement sous la selle, les bagages, parce qu’il n’y pas de porte-paquet (en même temps il faudrait être fou pour aller mettre un top-case à l’arrière de cette sculpture des temps modernes) mais aussi la compagne, parce que pour monter derrière il faudra qu’elle soit au moins aussi folle que vous, si ce n’est plus ! La mienne en tout cas n’a même pas voulu envisager la chose… Il faut dire tout d’abord que le petit bout de mousse censé lui servir de selle est moins accueillant qu’un strapontin de la RATP, qu’ensuite la B-King est totalement dépourvue de poignées de maintien et que enfin les repose-pieds sont placés si haut qu’un enfant de 7 ans serait déjà plié en quatre. Et quand bien même votre passager accepterait de monter, il faudrait que le conducteur avale deux à trois Lexomil pour adopter une conduite coulée, sans quoi, il serait littéralement largué sur la route au premier coup de gaz… Pour se faire pardonner, la B-King soigne son conducteur, avec tout d’abord une large selle qui contre toute attente s’avère très confortable et un tableau de bord très complet. Autour du compte-tour en position centrale prend place un affichage électronique, qui comprend une jauge à essence, une horloge et les trips journaliers ainsi qu’un indicateur de la vitesse sélectionnée. Surprenant, le minuscule saute-vent posé sur le feu avant assure une protection honorable aux allures légales, en revanche le large réservoir et ses imposantes écopes obligent à écarter les jambes et gêneront sans doute les conducteurs de plus d’1,80m.
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