Les Français craquent pour les deux-roues
Alors que les constructeurs automobiles sont au point mort en France, les fabricants de deux-roues, qui tiennent salon à Paris du 29 septembre au 7 octobre, affichent une forme sans précédent.
Cette année, il devrait se vendre quelque 250.000 scooters et motos dans l'Hexagone, soit 20.000 de plus qu'en 2006, et 50.000 de plus qu'en 2005.
Les origines de cet engouement ? L'engorgement des villes, les difficultés de stationnement dans les grandes agglomérations et les éternels embouteillages aux heures de pointe. Pour ne plus perdre de temps dans les bouchons, de nombreux automobilistes ont ainsi abandonné le volant pour le guidon. Dans la capitale, le nombre de conducteurs de deux-roues a par exemple grimpé de 42% ces dix dernières années.
Les véhicules ont aussi rapidement évolué, en termes de performances, de confort et de sécurité. Piaggio a révolutionné la conduite scooter en apportant, avec ses MP3, une roue supplémentaire à l'avant, Honda a introduit le système de freinage ABS intégral sur son S-Wing tandis que le fabricant taïwanais Sym a offert de série un GPS étanche implanté dans le tableau de bord de ses modèles 125 et 250 cm3.
Les motorisations ont également progressé, tout en respectant les normes antipollution en vigueur. Yamaha, Honda et Piaggio devraient bientôt sortir des scooters hybrides combinant moteur thermique et batteries électriques. Moins polluant, ces modèles seront également moins bruyants en ville, quand ils fonctionneront à l'énergie électrique.
Côté marques et modèles, les Français optent en masse pour les scooters de 50 à 125 cm3. Accessibles aux titulaires du permis B, les poids légers des deux-roues pèsent 40% du marché. Dans ce créneau, le premier de la classe reste le Yamaha X-Max, suivi du Suzuki Burgman.
Dans le segment des grosses cylindrées, les maxi-scooters (Yamaha T-Max, Burgman 650, Piaggio MP3 400, Peugeot Géopolis 400, etc.) sont de plus en plus appréciés. Ces véhicules rapides et confortables (prise électrique, large coffre, support de bagages, etc.) font notamment de nombreux adeptes chez les citadins pressés qui n'hésitent pas à passer le permis moto pour se convertir.
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